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Assoyons-nous tranquille à l'ombre de l'église,
Profitons de l'été qui fleure bon le foin,
De l'instant magnifique, avec pour seul témoin
Le flot des martinets qui danse dans la brise.
Laissons le Doubs parler d'amour à l'heure exquise,
L'air blond qui vient des champs, sur la place rejoint
Les chaleureux donjons du silence chafouin.
Alors qu'autour de nous, la douceur poétise,
En partageant la paix, caressons-nous des yeux,
Buvons tout ce bonheur tellement merveilleux
D'être toujours ensemble et mesurons la chance
De cueillir les frissons que célèbre le jour.
Le flamboyant trésor que le coucher dépense
Sera le livre d'or de notre grand amour
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