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C'est par un soir d'automne, au moment ou le jour
Échange ses louis, contre les draps de l'ombre,
Que je voudrais partir, en ayant par amour
Dépensé mon crédit. avant que la pénombre
Installe son manoir, où dormira la nuit,
Parcourant le vieux bois, ruisselant de verdure,
Je marcherais sans but du soleil plein l'esprit;
Une invincible foi, m'offrirais la lecture
D'un digne crépuscule où passe la douceur
Juste avant de mourir, ainsi pareil au fleuve
Un flot de souvenirs caresserait mon cœur.
L'âme ivre de candeur, une innocence neuve
Épouserait mes sens, ressuscitant le temps
Des baisers merveilleux, de tendresse idéale
Des ruisseaux cristallins que le bonheur suspend.
Au calme d'un vallon, une onde pastorale
Allouerait à mes yeux un missel enchanteur.
L'arène des taillis, chapelle de feuillage,
Scellerait mon destin,; comme le moineau meurt,
Oh je voudrais finir, tout seul et sans bagage.
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