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Je suis éperonnée par le désir de hurler,
Jusqu'à déchirer la sérénité du ciel,
du monde,
et de la sphère bleutée.
À présent, je hurle
jusqu'à déchirer les maudits horizons,
Je hurle Jusqu'à ce qu’elles s’effilochent
les noires saisons,
Aux souvenances parfumées d’aversions,
Je hurle Jusqu'à briser mes cordes vocales,
Quand je vois ma Chérie
se ployer servilement devant sa solitude rivale,
Qui distille dans les veines de son cœur,
son fiel foudroyant comme une injection léthale,
Qui est affectée par l’horrible humiliation
de la surdité,
Qui est meurtrie jusque dans sa chair
par la violence de l’apathie.
de la société,
Qui est égrugée par le burin du silence,
à perpétuité.
Quand elle est évincée des émotions fortes,
que distillent les sopranos
et les fleurs du raffinement dans les voix de l’opéra,
Comme les vertus singulières de la haute couture,
des violonistes délicats,
Qui a le cœur qui saigne,
quand elle chevrote
devant l’arrivée des cortèges de loups funèbres,
et devant leurs yeux qui exsudent le trépas.
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