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LA BELLE AU BOIS…
L’histoire commence au-dessous des nuages,
Aux grés de vent chantant, beaux présages,
Un fil de toile, l’araignée danse à ce paysage,
Elle est présente à ce doux témoignage,
Naissance d’une poussée sur le ras d’une terre,
Un embryon venu de nulle part en célibataire,
C’est un récit à la belle au bois charmant…
L’allégorie se nourri d’un sol sens dessus dessous,
Un silencieux propice qui lentement se dissous,
A l’argile, au calcaire et se lève aux pluies d’avant,
Un filet d’eau suffira-t-il à ce mélange savant,
Elle se promène au sein des veines creusées,
Doucement, lentement par des nuits éclairées,
C’est une anatomie d’une belle au bois dormant…
Un récit de mille saisons, aux racines éternelles,
Elle trace son chemin entre l’herbe le pissenlit,
Au grés des bourrasques et des neiges éternelles,
Pas de fil à la patte pour entendre les gazouillis,
Elle se régénère de chaque instant dans ce cafouillis,
Surement et assurément à tout désir charnel,
C’est l’analogie de la belle au bois charmant…
Sa méthode est là depuis des centaines, par milliers,
Une alchimie douce sans amertume et singulière,
Vivre et nourrir cette masse qui l’accueille, c’est un pilier,
Une colonne aux cieux ancestraux, aux soleils irradiés,
D’une lumière si belle, sylphide, muse des sablières,
Allégrement, dit-on que cette dame à la couronne amodiée,
C’est une belle au bois dormant…
C’est une belle au bois dormant, trouvant son prince,
Faut-il qu’elle le prenne en délicat avec des pinces,
Aux nez des fougères et à la folie des herbes délicates,
A cent pas des contre temps modernes, où la terre se déforme,
Aux balbutiements des bourgeons sur les chênes et des ormes,
Une richesse double, une fragilité, une force intérieure aristocrate,
C’est le bois dormant ou se trouve la belle….
Didou écrit le 07 02 2024
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