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Pour celle qui fut d'or avant d'être silence

le mercredi 14 février 2024, à 19:49. Posté par plumeflore


    Là-bas au bord du temps même s'il se fait tard
    S'attarde à l'horizon un brasier d'ailes blanches;
    Là-bas dans le lointain demeure l'étendard
    De celle qui fut d'or, partageant ses pervenches.

    Au limite du vrai, l'aube s'évanouit,
    Reste son souvenir que condamne l'enclume,
    L'innocente douceur se love pli sur pli
    Sous un lourd drap de neige où le feu se consume.

    Pourtant à contre-écho parle un ange tout bas,
    Dans son jardin d'hiver à quoi donc songe-t-elle?
    Dans son château jadis que fait-elle là-bas?
    Vivra-t-elle à rebours sans revoir l'hirondelle?

    Frissons de l'océan, nuit féroce sans fin,
    La mer comme autrefois ne pourra contredire
    Au miroir de l'instant, l'absente du chemin,
    Alors qu'avec le soir la vague se retire.

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
imparfaitlibre le jeudi 15 février 2024, à 10:07
Bonjour Marc,

Que c'est beau et cette émotion que dégage tes vers réussit a nous emporter sur le chemin de tes souvenirs.
J'aime ton dernier quatrain, il est l'image forte de ce manque que même le temps ne parvient a atténuer.
Merci pour ce très beau classique et ses alexandrins que j'aime.
Amitiés Marc, au plaisir de te lire.

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