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Quand la plaine s'endort au moment des moissons,
Sur les cheveux du soir, que la pâleur s'incline,
Que chaque arbre devient une ombre féminine
Capable d'enchanter la lyre des grillons.
Je ressens un bonheur, émouvant et profond;
Cet amour du mystère en mon âme chemine,
Il ouvre au fond de moi des gerbes d'aubépine.
Quand le miroir du Doubs, au dôme se confond,
Dans la beauté du jour s'avance l'heure exquise,
Ivre de volupté, la douceur s'éternise;
D'ici quelques instants la nuit pourra jaillir
Pour fondre ombre et soleil, dans un rêve posthume,
C'est par un soir pareil que je voudrais mourir,
M'éteindre dans tes yeux, sans peur, sans amertume.
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