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Vacances
L’odeur du blé coupé,
Parfum de mon enfance
Étés d’insouciance
De ce temps emporté.
Innocence des jeux,
Courses dans le grand vent,
Et le soir m’endormant
En rêves fabuleux.
Caresses du mois d’août
Qui rougissaient ma peau
Sur laquelle un peu d’eau
Versait un bonheur fou.
Crépuscules bénis
Par la magie des feux
Qui dansaient sous mes yeux
En flammes alanguies.
Mes genoux écorchés
Par d’épineux buissons
Récoltaient la moisson
Des ardeurs arrachées.
Marches dans les bois sombres
Veillées sous les étoiles,
Enfin tombait le voile
D’un sommeil sans encombre.
Ces années ne sont plus,
Je n’ai rien oublié
De ce temps déplié
Sur l’enfant disparu.
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