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Au cœur de la Comté, dans un vallon paisible
Où chantent les grillons aux beaux jours de juillet,
Demeure un antique hêtre hébergeant un secret
Celui de ma jeunesse, à l'or inaccessible.
Sur son tronc, chantourné de façon infaillible,
Par ma main amoureuse, en style, en bel effet,
S'éternise un prénom au délié parfait,
Malgré que ce passé reste toujours pénible
Difficile pour moi, de retrouver ailleurs
La même émotion, que dans ce lieu de fleurs,
Qui gardera longtemps la trace vénérable,
L'inébranlable joug d'un solennel amour
Et j'aime au cours de mai, réentendre la fable
Quand le doux rossignol revisite le jour.
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