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Bonjour, ce petit poème pour que vous puissiez comprendre, le pourquoi de mes poèmes, car si j'ai l'air triste et un peu sauvage, je tiens cette origine de placement pour responsable d'une partie de ma nature.
« Novembre, il fait froid,
Devant moi une grande maison,
Je ne comprends pas ce que je fais là,
La lourde porte s’ouvre,
Il y a un grand couloir sombre
Et je vois deux femmes souriantes
Qui viennent vers moi,
Elles me prennent la main
Et leurs mains sont douces,
Elles me guident
Au bout du couloir
Au bout duquel il y a une grande cour
Et de hauts murs.
Je vois beaucoup d’enfants
Qui marchent en silence
Et qui attendent le coup de sifflet
Qui libèrera leur tristesse
Dans des jeux innocents.
J’aimerais aussi jouer
Pour oublier pourquoi je suis là
Mais les mains douces me retiennent,
Je me retourne
Il n’y a plus personne dans le couloir.
Alors seulement on me lâche la main,
Mais avant de courir et jouer
Comme les autres gamins
Je regarde une dernière fois
Derrière moi.
Je ne vois plus de père
Je ne vois plus de mère,
Et je me sens orphelin,
Je ne veux plus jouer
Déjà je me sens seul. »
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