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A l'aurore demain quand le soleil dénoue
Sa chevelure d'or sur l'océan des blés,
Au moment où la source avec finesse loue
La douceur de juillet, des sous-bois enchantés.
Assis sur un lit d'herbe à l'ombre de l'orée,
Plein de sérénité, respirant l'air des fleurs;
Le jour inspirera l'atlas de ma pensée
En écoutant la source et les oiseaux chanteurs.
Un indicible sens imbibera mon âme;
Muni d'un parchemin, d'un porte-plume noir
A l'encre violette, à l'essence haut de gamme
Infusé par l'amour, son pouvoir fera choir
Un idyllique texte au style romantique,
Je puiserai mes vers dans l'azur vaporeux,
Sur la coiffe des fleurs, tellement authentique.
Je trouverai des mots pour le plaisir des yeux.
Une apparition, qu'un rêve fera naître
Décalquera ton corps, de ta ligne, la chair.
Soumis par mes désirs, les frissons de mon être,
Ma plume absorbera les agréments de l'air,
L'innocente candeur des houles de l'eau vive;
Un fleuve frémissant composé tendrement
Inondant le papier, une vague lascive
Saluera ta beauté, ton charme incandescent
Et ma lettre fini, dans la splendeur des choses,
Ressuscitant Ronsard, son cachet merveilleux;
Je glisserai mon pli dans un cocon de roses;
Preuve de mon amour qui se veut précieux.
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