Petits Reflets De soi

 

Mes poèmes - Livre d'or - Moi

 

Un Pâle Héros

le dimanche 17 mars 2024, à 10:23. Posté par Zé


Dans son destin la feuille morte
Couchée dans un létal sommeil
A la terre mère rapporte
L’or que lui offrit le soleil.

Prenant racine à ce terreau,
Du rosier poussent mille lances
Que sont ses délicieux rameaux,
Festin de pucerons en transe.

La coccinelle en leurs bordures
Fixe ses œufs discrètement
Pour nourrir sa progéniture
De ces suceurs impénitents.

La sournoise araignée excelle
Dans son piège très abouti
A capturer, battant des ailes,
L’insecte fou qui s’y est pris.

L’oiseau en piaffe sur sa branche,
Pour lui le spectacle est festif :
Le voilà soudain qui déclenche
Sur elle son vol offensif.

Mais voici hors de son terrier,
d’un élan vif, le ventre blanc,
Dans le crépuscule doré,
Le renard roux humant le vent…

Dans la sylve un peu broussailleuse
Avec ses limiers bouillonnants,
Au son de trompes tapageuses,
Voyez qui est là, le guettant :

Le chasseur dont l’arme salive
Dans son reflet de pâle héros !
Au bout de sa traque ‘sportive’,
Du canidé il a la peau.

Du Végétal à l’Animal
Tout est complémentaire en somme,
Pour faire sciemment le mal,
Il n’est qu'une espèce: cet Homme

Qui épouvante par plaisir,
Qu’importe que coule le sang!
La chasse lui est un loisir
Par tradition, ou faim d’argent.

http://youtu.be/dP15zlyra3c

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
plumeflore le dimanche 17 mars 2024, à 11:40
Bonjour José voila malgré tous nos soucis il reste le monde animal et végétal et là je suis comme vous je m'extasie chaque jour devant toutes ces merveilles, tout cette magie, je faisais la réflexion hier à Marie elle regardait un documentaire sur la floraison des pruniers au Japon, comme je lui disais les gens vont à l'autre bout du monde pour voir des merveilles qu'ils ne regardent pas chez nous, votre écrit est merveilleusement beau j'aime j'adore même!
bonne journée!
marc!

imparfaitlibre le dimanche 17 mars 2024, à 12:58
Bonjour José,
La magie de la nature qui nous emporte et nous berce toujours par ses sons, ses couleurs, ses parfums et chacun de ses détails qu'il mène à la vie ou à la mort des uns pour justement la survie des autres.
La nature est cette chaîne dont chaque maillon est tour à tour le maillon fort ou le maillon faible d'une proie ou d'un prédateur mais comme dans chaque système bien huilé, il y a souvent un grain de sable qui vient perturber l'équilibre et sur cette terre, le grain de sable est l'homme mais pas celui qui a besoin comme dans certaines tribus, mais de l'homme des villes qui cherche le plaisir dans le massacre et la tuerie.
Ton poème me fait penser à cette rencontre que nous avons fait, dimanche dernier, lorsque la route sur laquelle nous étions fut coupée par une meute de chien et des chasseurs sur des chevaux !!! Une chasse à courre.... Pour moi, c'est la pire des chasses mais elle est celle des nobles alors on laisse faire en France et à côté de ça, sans vouloir polémiquer, on se voudrait grand seigneur en défendant la cause animal dans d'autres pays de traditions !!!!
En tout cas, je me suis régalée avec les mots de ton poème mais aussi avec les images de ce renard qui, malgré l'épaisseur de la neige, entend et ressent la présence de cette petite proie.
Merci José pour ce moment de partage
Belle journée à toi
Bises

Philip (Jardin de Lune) le lundi 18 mars 2024, à 07:12
Bonjour cher José.
C'est d'abord sur la construction de ton poème que je m'attarderai.
Il commence par une description d'un " bout de Nature", celui que le citadin ne remarque sans doute pas : les feuilles mortes, les insecte.
Puis on "daigne" enfin voir plus grand plus haut (je parles là du citadin que je suis !), les oiseaux, les rapaces de nos contrées...
Ah, le renard, enfin !
Ton poème va-t-il se terminer par une variante de la célèbre fable ? C'est que, je les ai toujours aimé, moi les renards (même si, dit-on, ils égorgent par-ci-par-là quelques poules).
Mais, en fait je ne m'y attendais pas, ta fable-poème se termine autrement : eh oui, le prédateur c'est l'Homme. Et il a plus que ses dents...un fusil au bout de ses mains.
Et toujours la limpidité de ton écriture et le choix de tes mots. Merci pour ce partage José.

Susan*Coquelicot* le lundi 18 mars 2024, à 08:09
Bonjour José,
Observer la nature et la protéger , que ce soit à la campagne ou dans les villes , toujours je m'y attarde ..
Et je ne supporte pas ces gens qui tuent pour le plaisir ou pour l'argent , le fusil à la main ..

Merci pour beau partage ..Bises et très belle journée à toi José !

Rachelle le mardi 19 mars 2024, à 06:36
Chèr José, superbe poésie, j’aime beaucoup ton poème, où tu relates très bien le monde animal dans toute sa splendeur, et la nature qui est cruelle, car ils doivent tuer d’autres animaux pour survivre, et l’homme reste le plus grand prédateur des animaux, et aussi pour les autres personnes, car trop souvent, l’homme tue par plaisir, sans réfléchir, merci beaucoup pour ce beau partage poétique, gros bisous d’amitiés de rachelle, ton amie poétesse Rachelle très féminine avec grand plaisir, www mes poemes.net funky571, et tu es toujours le bienvenu sur mon site de poésies, et continues d’écrire s’il te plaît, car tu as un grand talent littéraire !

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