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L'Automne de ma vie est plus beau que l'été

le samedi 23 mars 2024, à 13:14. Posté par plumeflore


    L'automne de ma vie est plus beau que l'été,
    Après de nombreux ans, de la crypte à l'église
    Le temps a pris son temps, toute une éternité.
    A l'inflexible mort mon âme était soumise.

    Au seuil de l'an deux mille un rossignol s'est tu,
    Je vis l'or du couchant, sous l'ombre disparaître;
    Tout seul au fond d'un bois, je pense avoir perdu
    Les alizés d'avril, l'enchantement champêtre

    Et pleurait chaque soir dans le jour finissant,
    Tous les bruits du ruisseau réveillaient ma blessure.
    Un amour éternel mourrait infiniment,
    Le bonheur conjugal connaissait la césure.

    Mon esprit égaré refusait le combat,
    Sous le joug du malheur, au seul nom de ma belle
    Mon cœur s'écartelait dans un vaste Delta,
    Autour de ma maison plus aucune hirondelle.


    Dix ans plus tard, été deux mille neuf, au soir
    L'amour frappe à ma porte, un chaleureux message
    D'un rayon de soleil, m'apporte un peu d'espoir;
    Un essaim blanc de fleurs retouche mon rivage.

    C'est un autre printemps qui va naître et fleurir,
    Au feuillage nouveau la douce enchanteresse
    Fit dans mon cœur son nid, que l'aube vint bénir.
    Depuis quinze ans déjà, l'amour jamais ne cesse

    D'être un bel arc en ciel, aux lyres de nos doigts,
    Espérons qu'il perdure et repousse le marbre.
    Où palpite un poète, un rêve est aux abois,
    Ainsi pour nos prénoms, où mieux que sur un arbre

    Peuvent-ils ramagés, hiver comme printemps.
    Au berceau d'un vallon sous la verte charmille;
    Perçu des amoureux et par nombre d'enfants,
    En plus d'être bénit par la grive gentille.

    C'est l'exaltation qui fait le pèlerin,
    Si vous me demandez pourquoi j'écris encore,
    Je pourrais vous répondre, honnête et souverain,
    Pensez donc aux oiseaux qui célèbrent l'aurore.

    Peut-être que la mort n'effacera le sceau
    De l'émouvant cahier, accueillant l'écriture,
    Peut-être son écrin, servira de tombeau
    A nos vers emmêlés, sur la même parure.

    Je suis atteint d'un mal qui ne connait de maux,
    Sous l'azur et les fleurs, la douceur est extrême,
    Notre univers est fort et passe par les mots,
    Le printemps ressuscite au pouvoir d'un je t'aime

    Et si j'ose espérer l'apothéose en or
    Et l'heureux dénouement visant l'inaccessible,
    L'illimité bonheur et de l'amour encor,
    Jusqu'à ma dernière heure au-delà du possible

    Pour toujours lui promettre, une immortalité,
    Celle de notre amour, afin qu'il recommence
    Chaque fois qu'un regard relira l'art sacré
    De nos fiévreux écrits, la juste récompense

    D'un mutuel respect, sans l'once d'un effort
    Au seul fait d'un sourire égale à la puissance
    Tutoyant l'irréel, rendre inculte la mort,
    Brûler d'un même feu, d'une semblable essence.

    Oh! vanité de l'être où l'orgueil vaut de l'or,
    Au plaisir d'un concert le monde nous convie,
    Pour une fois de plus connaitre messidor,
    Puisque l'amour nourrit les flambeaux de la vie.

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Philip (Jardin de Lune) le samedi 23 mars 2024, à 13:26
Re-bonjour Marc,
A peine venais-je de répondre à ton commentaire, que je vois que tu viens de poster.
Ah la la ! Me permets-tu de rebondir sur mon froncement de sourcils lorsque que je disais, il y a quelques minutes que penser que tu étais incapable d'écrire ce que j'écrivais n'était pas le problème ! Ce poème en est le témoignage...
Délicatesse encore, du propos avec la pudeur qui s'impose.
Oui, j'utilise encore le mot dans son plus beau sens, c'est un beau romantisme qui s'exprime ici, laissant deviner la profondeur des sentiments, comme l'on exprimé, par exemple des Lamartine.
Quand on a passé le milieu du chemin de l'existence, alors on parle de "l'automne de la vie". Quelle belle et délicate expression qui commence ton poème.
Souhaitons atteindre le plus tard possible, mais le temps est inexorable...l'hiver de la vie.
Merci pour cet écrit, Marc.
Bon week-end
Philip

imparfaitlibre le dimanche 24 mars 2024, à 18:02
Bonjour Marc,
Comme il est beau et touchant ce poème dans lequel tu nous livre avec pudeur ces passages de vie qui vont d'une infinie tristesse lorsqu'on pense que rien de beau ne peut nous arriver, à ce grand bonheur dans lequel chaque jour éclatent tous les feux de l'amour et brille le plus beau joyaux que l'existence à placé sur ta route.
Que votre amour fait plaisir à lire avec tout l'espoir que tes vers peuvent apporter à tous ceux qui n'y croit plus.
Il n'y a pas d'âge pour être heureux tant que le coeur est ouvert et qu'il est près à donner et à recevoir.
Merci Marc pour ce très beau et délicat poème qui fait du bien à lire.
Belle soirée à vous deux
Amitiés Marc, amitiés à Marie également

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