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Le rêve en marche
Je marche la tête ailleurs
Vers des univers où je ne suis pas,
Et tandis que mes pas me guident
J’ai l’âme comme perdue sans moi.
Dérision que ce tourbillon de pensées
Tandis que défile le paysage
Et qu’au détour d’un sentier
Ma voix chuchote un air oublié.
Mon corps est sain de fatigue
Et mon esprit s’envole
Vers des contrées inconnues
Pour une paix de voyageur.
Il me vient des idées
Comme des illuminations
Tant je dérive et me perds
Au cœur de mes délires.
Et quand je rentre chez moi
Fourbu et à la fois heureux
Je me dis que finalement
Bouger fut raisonnable.
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