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Dans l'œil froid du gouvernement, ils errent,
Les chômeurs, invisibles, mais vivants, sincères.
Leurs rêves éteints sous un ciel lourd de doutes,
Leur horizon barré par des portes qui se cloutent.
Ils cherchent, ils espèrent, dans ce dédale sans fin,
Une main tendue, un regard qui leur donne du destin.
Mais l'administration, froide et bureaucrate,
Leur renvoie des chiffres, des formes, des débats.
Dans les couloirs de marbre où résonnent les décisions,
Ils ne sont que des pions, des chiffres sans visages, sans missions.
Leurs voix se perdent dans le vacarme des discours,
Leurs espoirs s'amenuisent, leurs sourires se font sourds.
Pourtant, dans leurs cœurs, brûle encore la flamme,
De la dignité, de l'espoir, même si l'âme se pâme.
Car derrière chaque CV, chaque ligne de statistiques,
Il y a un être humain, avec son lot de critiques.
Le gouvernement peut bien fermer les yeux,
Sur ces vies en suspens, ces destins en jeux.
Mais les chômeurs, eux, continuent de lutter,
Pour un avenir meilleur, où enfin ils pourront s'épanouir, exister.
Dans l'œil du gouvernement, ils sont peut-être des ombres,
Mais dans le cœur des hommes, ils restent des combattants sans nombre.
Et peut-être qu'un jour, la politique comprendra,
Que derrière chaque chiffre, il y a un peu de soi, un peu de ça.
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