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Dans son berceau de fleurs, le printemps revenu,
Sans mots, parle de toi; d'une façon précise
Dans son manteau d'azur, chaque arbre est une église
Où le merle préside au candide chahut
De dire à pleins poumons le bonheur absolu
De ces nouveaux frissons que l'amour angélise.
Il reste du passé, la trace d'une emprise,
A travers tous ces flirts, le temps touche à son but.
C'est toujours malgré moi, que ton visage rôde
Sur la robe des fleurs, sous la voûte émeraude
Un aveugle désir, redessine tes yeux,
Son émouvant pouvoir me donne l'assurance
De revoir aujourd'hui ton charme merveilleux,
La mort ne peut garder, le feu de ta présence.
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