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Solitude
Elle glisse
Dans ses espaces
De silence
Et se terre
Au fond de ses abîmes
Enlacés de néant,
Elle est parfois mon amie
Et mon ennemie la nuit
Quand elle peuple mes rêves
De ses gouffres sans écho.
Elle ne dit rien
Immobile et froide
Elle n’attend rien
Qu’un murmure de temps qui passe.
Pourtant elle s’illumine
Quand surgit la flamme créatrice,
Alors elle est sublime
Et proche des dieux
En triomphant de ses doutes
Et rayonnant sa beauté
Qui est au cœur
De son âme
Seule mais si riche
Quand elle est aimée.
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