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Honneur à cette fête, à son beau dénouement,
Qui fut je vous l'avoue une journée extrême,
Puisqu'ils étaient tous là pour cet avènement;
Par amour assemblé, les êtres chers que j'aime,
Petit fils, fille et mère, en rang pyramidal.
Préludant ce bonheur, mon cœur ré-apprivoise
Les méandres du Doubs du côté de Clerval,
Revoir tous les trésors de ma terre Comtoise
Au cœur du mois de mai, pour moi qui vit si loin
Des fleurs de mon pays, voila de quoi sans honte,
Verser quelques sanglots sincères; et ce coin
Que promène le vent, de nouveau me raconte
Sous un ciel azuré, le chapitre premier
D'un liminaire amour, dont la chapelle ardente
Réanime le feu, d'un rêve d'écolier
Retrouvant d'un seul coup la braise incandescente,
D'un passé bienheureux, qui ne veut pas mourir,
Auquel depuis longtemps ma mémoire est fidèle;
A défaut du parfum reste le souvenir
Éminemment joli que signe l'hirondelle
Aux pages du présent. réentendre la voix
De ma petite abeille, attise ma tendresse.
Devant mon petit fils mon âme est aux abois,
C'est un moment de joie où la délicatesse
Récompense ma route, et ce nouvel essor,
Permet à ma raison de remercier ma terre
Et ce sincère écrit que je voudrais en or,
Ainsi qu’impérissable il est pour toi ma mère.
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