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Mon Amour !
depuis que,
tu es inanimée sur le sable ardent de la grève,
Mon violoncelle distille ses harmonies languides,
et funèbres,
sans trêves .
Mon aile vigoureuse d'amour,
et nitescente de délicatesse,
se brisent lamentablement sur les corps chenus
des falaises,
Mon cœur est cloué au pilori,
et il se rompt sous des pluies effarantes de malaises.
Ma vie n'est plus qu'une poésie d'amour
fade,
qui s'éventre sur le glaive sanglant
de l'infortune,
Mon âme n'est plus qu'un crépuscule livide,
Avec mon esprit totalement vide,
comme une vieille alcoolique éplorée,
Car elle est dévorée par son affreuse dipsomanie,
avec ses ardeurs amoureuses émoussées,
qui s'éteignent doucement comme des cierges glacials,
aux senteurs d'un mouroir,
dans la chambre de la nuit inopportune,
Et je m'en vais comme une ballerine sinistre,
Avec mes pensées ombragées,
comme un ciel de bistre,
sous les odes monotones de l'hiver givrant,
Comme un soleil pantelant,
qui s'échoue dolemment
sur les plaines de ton coeur,
et qui même dans l'au -dela,
mes moissons d'amertumes t'importunent.
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