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Au bord bouillonnant de la plage,
J’attrape les pensées livrées
Par les vagues dont les virages
Enivrent l’air de leurs couplets.
J’écoute mystérieux le temps
Écumer sur les lourds rochers,
Parfumant l’âme de l’estran
D’effluves aux accents iodés.
M’asseyant à même le sable
Que lèche tant d’immensité,
Je bois cette scène invariable
Des flots drapés d’éternité…
Mais dans cette densité d’eau,
Abandonné, à fleur de mer,
Je n'ai pas vu, qu'au soir éclos,
Le ciel a le cœur grand ouvert...
Je reste là pour discerner,
Mes sens en alerte éblouis,
Dans le dernier rayon posé,
L’hymne désormais très précis
De cet océan habité,
Bien qu’assombri en rien anxieux,
Où semble matérialisée
L’ombre lumineuse de Dieu.
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