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Quand ceux qui font la loi, eux-mêmes la contestent,
L'édifice tremble, les fondations se fendent,
Les promesses données, les discours, les paroles,
Semblent des mirages, de fragiles envols.
Ils parlent de justice, ils parlent d'harmonie,
Ils promettent l'ordre, ils prônent l'équité,
Mais quand vient l'heure sombre où vacille leur foi,
Ils défient sans scrupule les règles et les lois.
Les observer, abasourdi et amer,
Face à ces dirigeants, devenus éphémères,
Qui prêchent une vertu, mais en suivre une autre,
S'élève au sommet pour abaisser l'autre.
Car que vaut la parole, et que vaut le serment,
Si celui qui gouverne en brise les segments ?
Quand le juste chancelle, quand le pouvoir vacille,
La confiance s'éteint, le mensonge devient scintillant.
Ainsi va la justice aux contours incertains,
Elle dépend des forces qui en respectent le sens.
Quand ceux qui font la loi s'éloignent de leur voie,
C'est tout un peuple entier qui perd sa foi.
Alors, que reste-t-il, quand la loi se dissout ?
Des murmures d'espoir, un peuple à genoux,
Qui rêve en silence d'une autre vision,
D'un pouvoir sincère et sans corruption.
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