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L’horloge du temps
Elle égrène le fil du temps
De son tic-tac depuis longtemps,
Et de son mur elle contemple
Cet intérieur nu comme un temple.
Elle oscille sans hésiter
Son balancier sans éviter
Le chapelet des heures vides
Qui témoigne de tant de rides.
Elle est le témoin éternel
De la funeste ritournelle
De l’effroyable vanité
Des vies qu’on ne peut éviter.
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Un matin d’hiver
L’aube a figé de ses arabesques gelées
Ma fenêtre d’un long silence crevassé
Et je contemple cette absence en me disant
Ne serais-je plus alors qu’une âme de gisant !
Ma chambre de misère n’a plus d’horizon
Qu’un tableau hivernal d’un soleil moribond,
Mais ces volutes blanches ciselées de froid
Ont la magie d’une cathédrale en émoi.
D’un seul souffle chaud sur ces abstraites peintures
J’ai vu s’ouvrir la vie au loin en aventure
Qui avouait dans cette forme dévoilée
Qu’un jour prochain mon ciel deviendrait étoilé.
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