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Pensées
Comme un torrent bondissant
Tel un chaos éternel,
Elles imposent, rebelles,
Leur vacarme assourdissant.
Dans leur ciel fou elles volent
En remuant fort les ailes
Du caprice qui appelle
La volupté qui affole.
Leur univers est si vaste
Et ma raison vacillante
Que déserte, défaillante,
Ma logique bien trop chaste.
Je prie le vide absolu
D’ouvrir ses bras apaisants
Pour fuir le feu épuisant
De ces assauts dissolus.
Cette force déferlante
Que même la nuit attire,
Je ne veux d’elle que rire
De ses folies délirantes.
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