|
Solitude
Perdu dans les bras froids du silence absolu
Je vagabonde ici-bas comme un étranger
Qui se demande alors quand sera résolu
Ce mystère qui rôde en lui tel un danger.
Né du fruit d’un absent et d’un sein bien trop froid
Je devins errant au cœur de la multitude,
Avec cette nausée d’être aussi à l’étroit
Dans un monde où j’évolue sans vraie certitude.
Mes longs combats pour voir le soleil de ma vie
Ont parfois fait oublier cet être sauvage
Qui n’avait que la grisaille pour seule amie
En me faisant vieux d’avoir vécu trop d’orages.
*****
|