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Prudence
Et me voici en ce jour béni de soleil
Un être nouveau qui de ses ombres passées
En a fait un souvenir banni effacé
Pour une vie nouvelle à nulle autre pareille.
Je veux croire au possible quand la porte s’ouvre
Sur un avenir où la beauté n’est plus rêve
Et que de mes doutes enfin naisse la trêve
Qui fait vivre les jours et que la nuit découvre.
Renaissance après les brumes envahissantes
Qui ont peuplé mon passé de nuées trop grises,
Voici que l’être nouveau des choses apprises
Se fait l’apôtre d’une sève fascinante.
J’ai la pensée tendue vers l’éternelle joie
Qui est un rempart aux obscures mélodies
Qui ont nourri de leurs étranges rhapsodies
Un destin joué d’une symphonie sans foi.
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