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Pour l'an nouveau
Ce tourbillon de soie aux volutes légères,
Voltigeant dans le ciel en mirage satin,
Suggère un autre monde au babil enfantin,
Un univers nouveau dansant sur les fougères.
Brumes du crépuscule, adorables chimères
Naissant dans le lointain, doux sourire mutin,
C'est un concert vibrant, murmure adamantin,
Empli de cris joyeux aux notes éphémères.
Cette valse inspirée aux marges d'un beau soir
Est pur refrain d'hiver peuplé de nonchaloir,
Frémissement d'un temps au murmure impalpable.
La saison de la fin chante aussi l'an nouveau,
Le nuage rêveur, en artiste ineffable,
Offre enfin ce bouquet, démêlant l'écheveau.
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