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Au pays des sapins, en terre Franc-Comtoise,
Il est un vert écrin dans un val encaissé;
L'église de ce lieu, que la montagne, toise,
Et un petit bijou d'un grande beauté.
Son cocon légendaire abrite un oratoire
Ainsi qu'un mausolée au nom de Varambon,
Et de riches vitraux racontant une histoire
Éclairé par la foi, l'amour et le pardon.
Aux beaux jours de juillet , quand le soleil ruisselle,
Le Lançot, le Dessoubre aux longes des rochers,
Recueillent les rayons, que la fine dentelle
De l'ombrage tamise en d'intimes clartés.
D'incessants courants d'air emmènent en ballade
Ces dames du sous-bois, les élégantes fleurs;
Là-bas, le ruisselet où la moindre cascade
Est propice au voyage et s'ajoute d'ailleurs
L'archet bleu des oiseaux, que tout ce calme, élève,
On dirait que l'été, découvrant le bonheur
Sous les arbres, mesure et la paix et le rêve.
Ainsi que fut Courbet, pour la Loue, en son cœur,
Je garde pour ce coin, une profonde attache;
Est-ce les souvenirs qui chantent au fond de moi
Où la mélancolie et son obscur panache?
Je veux croire à cela n'ayant plus moindre foi.
Pourtant ce lieu sacré, que l'eau vive ravine,
Fait surgir en mon cœur de nobles sentiments;
C'est au long des chemins fleurant bon l'aubépine
Que renaît mon passé, comme un souffle d'encens.
Quand je passe le seuil, la chapelle m'invite
A prier pour tous ceux qui dorment à Bavans
Sous des marbres pesants, ce que mon âme abrite
Dans une châsse en or, c'est ces êtres touchants.
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