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Lorsque j'irai dormir au paisible jardin,
Pourvu que cet endroit se trame de silence;
C'est dans un coin obscur que mon corps en vacance
Espère le repos, aux côtés d'un voisin
Qui je le sais déjà partagera ma fin.
Il m'est doux de songer , qu'après cette existence
J'aurai l'éternité pour mesurer ma chance
D'avoir connu l'amour, avant que le destin
Ne rappelle à mon cœur que toute bonne chose
Connaît un point final, tel le glas de la rose
Aux prémices d'automne, aurai-je même sort?
De mourir sans douleur; la mort peut être belle,
Qu'il me serait plaisant de me faire la belle
A l'époque même où les bois se couvrent d'or.
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