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Je n'échangerais pas notre agreste cahute
Contre un appartement de l'antique Paris,
Ni sur les boulevards là même où se dispute
Le concours de la frime et celui du mépris.
Si grande est la beauté de la verte Bourgogne;
Sur les monts du Morvan recouvert de moisson,
Quand un voile s'étend et que le soleil, cogne
Nous sommes si heureux dans notre humble maison.
On se sent envahir par une joie intense,
Parfois dans l'air torride, une brume surprend
Les roses du jardin qui pleurent en silence;
Quand arrive le soir, le bétail redescend
Auprès de l'abreuvoir, à l'heure où l'hirondelle
Effleure le clocher, endormi de chaleur,
Quand un dernier rayon en gouttes d'or ruisselle,
A l'ombre du vieux chêne, au charme ambassadeur,
Alors coule un frisson que la douceur ballade;
Il faut tendre l'oreille à ce juste moment
Pour entendre l'oiseau roi de la sérénade,
Avec des notes d'or convertir le couchant
En languissant bonheur, que la pénombre berce,
Dès que le soir s'emplit d'extraits de foins coupés
C'est à ce moment là qu'une paix se disperse
Et raconte une histoire avec des mots dorés.
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