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Mon cœur est plein de toi, tu le sais chère mère,
J'ai quitté le foyer depuis longtemps déjà,
Maintenant je suis grand, mais toujours je vénère
Ma jouvencelle enfance, en moi s'ouvre un débat;
Quel fut le plus bel âge et pour seule réponse
Il n'est qu'un seul constat, ces merveilleux moments
On un même profil, que mon encre dénonce
Ce point commun c'est toi. du passé, le printemps
Porte un sceau sans pareil, d'entre tous, émérite,
L'inégalable amour, que tu m'offris maman;
Je t'aime à cœur ouvert, sans aucune limite,
Quelques soit mes loisirs, je reste ton enfant.
Ta jeunesse se fit sans connaître l'école,
La guerre étant passer par là, pourtant combien
Géant fut ton pouvoir, l'amour comme symbole,
Tu semais du soleil, mon savoir c'est le tien.
Pour acquis, je te dois le meilleur de ma vie;
Tel un pain merveilleux, ma sensibilité,
Qu'en ce jour je partage en douce poésie;
Si je brode des vers, c'est grâce à ta bonté,
Aujourd'hui ce bouquet ne sera pas la gerbe
D'originales fleurs, semblable à ces oiseaux
Qui enchantent les Cieux, sans être Malesherbes,
Accepte mon cadeau, ce pli de jolis mots.
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