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Voila plus de quinze ans que je rêve d'écrire
Une céleste poème, aussi beau, que charmant,
Avec des mots choisis, ne sachant que séduire
Et pouvoir égaler, si possible vraiment,
L'élégance et l'attrait d'une fleur juvénile,
Qu'un charme délicat imprègne son flacon
D'un bien-être éloquent, quelque peu volubile;
Un peu comme une source à la belle saison,
Au moment ou l'oiseau caresse la ramure
Avec des notes d'or; il aurait la pudeur
Qui se trouve à l'église en la Sainte Écriture,
Et la force d'avril ressuscitant la fleur.
A sa marge un ourlet de riche enluminure,
Magnifierait l'ensemble autant que des bijoux.
Je voudrais que son style imite la nature,
Tel l'indécis torrent qui rend le geai jaloux;
Qu'un musical frisson de tendresse accompagne
Le bercement des vers, pour que des friselis
Ensoleillent son cours, qu'il semble une campagne
Innocente et paisible avec des chants exquis.
Et en rêvant un peu, beaucoup s'il pouvait être
Tout comme le portrait de celle dont les yeux
Emprisonnent l'espoir d'un nouveau jour à naître;
De l'ange d'Orient au buste merveilleux.
Peut-être faudrait-il pour séduire la lyre
Que chaque alexandrin, épouse ses chers traits,
Puisque jamais mes yeux, en aucun lieu ne virent
Une telle merveille et sans doute jamais,
Un miracle pareil ne reverra ma plume,
Son soleil, à mes yeux éteint les autres fleurs,
Il faut voir son sourire où l'amour se consume
Pour comprendre d'un coup que nulle par ailleurs
N'existe un tel oiseau, cette dame mésange,
Est de telle beauté, que même rose en mai
Ne peut rivaliser avec son doux teint d'ange,
Pour un magique écrit il faut un tel portrait.
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