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Un silence semblable, un calme similaire
Apparente l'église à l'intime forêt;
Un même sentiment exalte le mystère
Et ce besoin profond de garder son secret.
La même émotion, sous la voûte émeraude
Touche le pèlerin, tandis qu'un doux frisson
Enchante le ruisseau; pareille douceur rôde
Au cœur d'une paroisse, où tombe du plafond,
Douce béatitude, une allégresse telle
Que son charme interroge aussi bien qu'un écrit
Et Dieu s'il est présent d'égale valeur, mêle
L'oisillon et l'enfant, je veux croire à ceci.
Le merle n'est-il pas l'agréable soliste
Des massifs, l'hôte roi de l'orée au printemps,
Perché sur son rameau, c'est l'éminent déiste,
Il croit au même amour, que les heureux amants
Qui marchent vers le chœur quand les vitraux s’embrasent;
Un bouquet à la main, elle, retient un pleur,
Alors que lui, sourit, mais les deux sont en phase
Avec le beau serment, de n'être plus qu'un cœur.
Chers amis, dites moi, que mon front se rassure,
Existe-t-il ailleurs quand le soleil paraît,
Un tel enchantement dans toute la nature
Que de riches rayons traversant la forêt;
L'éventail merveilleux, finalement s'accorde
Aux sublimes vitraux, édulcorant l'Autel,
Chaque arbre est une harpe où frissonne une corde
Fine et luminescente, un trait spirituel.
La voûte d'une nef qui héberge des anges,
N'est-elle pas jumelle au dais jade d'un breuil,
A l'heure propice et douce où passent les mésanges
Sous le couvert sylvestre où niche le bouvreuil.
Ne demande-t-on pas aux dévots, aux fidèles,
Une piété sans faille en l'honneur du Seigneur,
Quand il se met à nu, le bois privé d'airelles
Fait vœu de modestie, en tout point sa valeur,
Rejoint celle d'un cloître, une chape tranquille
Permet au doux rêveur de connaître le sens,
De son honnête vie et de son cours fragile.
Sur un tapis de fleurs, dans un trouble d'encens
Le naturel des bois, à lui seul est un monde,
C'est une cathédrale où chantent les oiseaux
Dans les ramures d'or, que la tendresse inonde,
Où s'aiment des chevreuils sous de tendres arceaux.
Si je dois à l'amour tout mon bonheur de vivre,
Au paisible sous-bois que le pinson bénit,
De feuillée en bois mort, tout arbre est un livre;
J'ai fait de la forêt l'antre de mon esprit.
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