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Filtré par l'abat-jour, une douce clarté
Inonde le salon d'une chaleur antique;
Au pied du vase bleu, que le temps à blessé,
Le linceul de ma page étend mélancolique
Un silence pesant, qui me parle de toi.
Si le temps sur mon front sans faute écrit mon âge,
Ce n'est point un problème, aussi grave qu'il soit
Le passé laisse un choix, l'absence ou le partage,
A chacun son calcul, pour ça pas de hasard,
Avec le mascaret, l'écume vient s'étendre
Sur son beau lit de sable; écrire est un buvard
Il étreint larme et pleur; même s'il peut le fendre,
ça fait du bien au cœur, mais c'est pourtant la nuit,
Au répit du labeur, que mon âme dénombre
Les vestiges d'antan, sa douceur me poursuit
Dans les draps gris du soir, rien ne dit plus qu'une ombre
Ce qui rejoint deux points, quand l'être est éloigné,
Au niveau musical, c'est bien la touche ivoire
Qui amplifie un son, quand l’œuvre est traversé
Par l'amour absolu, l'esprit est une armoire.
Un billet est céleste au jour en s'en allant;
Avec de blanches fleurs, que celui-ci te dise
Qu'un peu plus chaque jour, je pense à toi maman,
C'est grâce à ton amour que ma plume devise.
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