|
Ce monde c'est certain mérite plus d'amour,
Est-ce fait au hasard si l'homme se torture;
Après tant de blé mort reverrons-nous un jour
D'une ostensible paix renaître la nature.
Avec son sentiment où donc est l'art d'aimer?
Ce bonheur conjugué, nourrissant la tendresse,
Cet élan de bonté, par le cœur transporté;
Reverrons-nous fleurir la fleur de la sagesse,
L'amour que l'on partage aussi bien que le vin,
Alors que tant d'enfants s'égarent sans connaître
Ce cadeau partagé qui devient le chemin,
Cette intime douceur que mérite tout être.
Si l'oiseau chante au bois au début du printemps
Que la rose sent si bon du couchant à l'aurore,
Croyez-bien mes amis, que c'est pour dire aux gens
Qu'il faut s'aimer avant que la fin commémore
Un souvenir passé. tant de fleurs à nos pieds,
D'oiseaux dans nos jardins, célèbrent l'existence,
N'attendons-pas la mort, les ternes bénitiers,
Ou bien de regretter quand prospérait la chance.
Alors que le cafard distille son venin,
Le constat est amer, qui donc est responsable?
Au lieu de mettre un terme au parcours du chagrin
Les hommes jouent au jeu d'un baroud misérable.
Vivre tout simplement, voila mon idéal,
Sans faire de remous, mon âme est satisfaite,
De vivre sagement mon bonheur est total,
Ce qui fait qu'en amour ma fortune est honnête.
|