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Timide, un roitelet me suit de branche en branche,
Au loin le son d'un cor avec des voix de chiens,
Annoncent à la foret, en ce triste dimanche,
Que la tradition, a toujours ses gardiens.
Là-bas certainement, une bête agonise;
Alors pris d'un émoi, je repense à l'enfant
Amoureux des oiseaux et rien ne rivalise
Avec le grand bonheur de courir chaque vent.
Maintenant je suis loin de ces belles années,
Aujourd'hui c'est l'automne où sont ces sèves d'or?
Me revient la saveur des heures envolées,
Du Paradis perdu, du foin de Messidor.
De jeunes amoureux roucoulaient de tendresse;
Qui pourrait soupçonner , sans avoir vu ces jours,
Avec quelle douceur vivait cette jeunesse,
Qui pourrait oublier de pareilles amours?
Sur ce même sentier, toujours autant dans l'ombre,
C'est par là que j'allais, pour faire un beau bouquet
De scilles en bouton; souvent dans un coin sombre
M'attendais un oiseau, le roi de la forêt,
Messire rossignol. que l'âge me pardonne
Cette émouvante larme à l'ourlet de mes yeux,
Face à mes sentiments si ma plume frissonne,
C'est pour dire aux enfants, l'amour est merveilleux.
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