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On ne dit jamais tout, chaque âme a son secret,
Son rêve familier; parfois dans l'ordinaire
Se trouve le bonheur, même un geste discret
Peut se vêtir d'amour; dérisoire, éphémère
Est le sort de la fleur, mais l'abeille en dépend,
Tout autant l'apollon, que la noble vanesse.
Ne soyez pas honteux, de paraître un enfant,
En tombant à genoux, le cœur plein de tendresse.
Moi-même, je l'avoue, il m'arrive parfois
De sentir un torrent, tel un frisson étrange,
C'est un besoin d'aimer, beaucoup plus lourd qu'un poids.
Au simple fait de voir, se déplacer mon ange
Au sein de la maison, se greffe un sentiment
Qui d'un feu m'envahit, d'un rêve m'enveloppe
Et je fonds chaque soir d'un plaisir si puissant,
Si riche d'une soif, que tout mon sang galope.
M'estimant si heureux de vivre à ses côtés,
Je ne demande à Dieu, ni l'or, ni la fortune,
Que toujours son beau front m'offre ses voluptés,
Un seul être et c'est elle, est le miel de ma lune
C'est la voix de l'amour qui me dicte ces mots,
Pas la moindre pudeur n'arrive à faire taire
Les chants de mon esprit, pourvu que leurs échos
Se dispersent longtemps au ciel de mon repère.
Je n'échangerais pas mon paisible idéal,
Même au moment du soir pour tout l'argent du monde;
Depuis plus de seize ans ma vie est un régal,
Je meurs pour un clin-œil tant son soleil m'inonde;
Alors renaît en moi tout l'apparat des cieux,
Elle, rien ne saurait me plaire d'avantage,
Tout mon contentement, se trouve dans ses yeux,
J'aime par-dessus tout son délicat visage,
Son timide sourire à toute heure du jour
Dans son rayonnement est un astre suprême
Dont l'avalanche d'or est la preuve d'amour
Qui vaut bien croyez-moi le don pur d'un je t'aime.
Seize-ans déjà, je n'ai pas vu passer le temps.
Les roses, sur mon cœur font une gerbe exquise
Qui procure à mes jours, le retour du printemps,
Avec un tel éclat mon âme est une église.
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