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Combien j'aurais aimé goûter au siècle d'or
Où même apercevoir ces dames élégantes
Aux ombrelles lilas; connaître le plus fort,
L'amour, sur un coussin de roses et d'acanthes,
Ainsi m'offrir les cieux longtemps avant ma mort.
Consentir à la flamme, à l'heure où les bacchantes
Abandonnent l'habit, pour se couvrir d'un tort,
Que ne se pardonnent pas les frigides infantes.
Mettre tout mon savoir, au jeu de chaque nuit,
Jusqu’à m'en fendre l'âme et pour tromper l'ennui
Avoir des doigts de vent, des lèvres baladeuses.
Me prêter au serment, en tombant amoureux
Et perdre tout mon temps avec des savoureuses
Adepte au cache-cache, en partageant leurs feux.
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