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En nos cœurs, il se déchire le manteau de la pluie,
Avec son écharpe accablante de mélancolies.
Et maintenant, nous entrons dans le voyage gracieux
du tango argentin,
Sous la danse radiante du soleil,
sous l'ombrelle du temps,
avec ses rivières de satins,
Et le tango avec ses ailes de lumières,
sous le chapiteau des étoiles,
Où les sonates de l'automne n'ombragent point nos âmes,
Car elles mettent leurs sinistres voiles,
Et elles finissent par tomber comme des plaques de fontes,
sur les margelles noires de l'oubli,
Sous les yeux de l'éther qui sourient
jusqu'aux bouts de ses ongles vernis.
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