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Voici la lune qui dévoilait ses agréments,
avec majesté,
Qui accrochait mon regard soigné
à ces ailes raffinées,
Je la contemplais
Je la bénissait cette ondine singulière du monde,
avec déférence,
Je lui glissais délicatement dans l'oreille,
comme une douce musique,
ma faconde,
Après, quand je la voyais descendre les marches de l'éther,
avec un déhanchement grâcieux,
à faire pleurer le vent et la pluie,
de jalousies effarantes,
Quand qu'elle était le soleil radieux,
Qui dansait sur les épaules de l'aurore printanière,
dédaignant le monde austère et oublieux,
Quand elle voyageait dans les contrées,
parfumées de son romantisme,
et de ses poésies,
À travers des virevoltes magnificentes,
avec ses bottes à talons aiguilles,
à talons vertigineux,
Brusquement, mon audace s'alambiquait
devant les charmes hypnotiques
que dévoilaient le faste féminin,
Pourtant, j'aurais voulu concrétisé avec elle,
mes desseins libidineux,
J'étais tellement subjuguée,
Quand je voyais ce corps,
Cette amphore se mouvoir avec sa robe à dentelles,
dans une grâce exacerbée,
J'avais l'irrepressible envie de lui ressembler,
Mais hélas,
La noirceur du temps corsetait ma nitescente féminité,
Et comme ma masure,
J'étais une vieille ballerine aux charmes échancrés,
Pourtant, j'aurais voulu être consolée par la fleur
de sa féminitude,
Pour que je ne sois point mangée par l'ivraie sournoise
de la solitude,
Pour qu'elle apaise mes douleurs aiguës,
sans discontinuités,
Mais elle avait choisi de s'éclipser
comme un cygne hautain,
dans la chambre du ciel étoilé,
Et depuis sa disparition,
J'étais une rose qui pleurait le cœur lourd de chagrins,
du crépuscule de janvier,
jusqu'à émouvoir les âmes dans les prisons,
confinées dans leurs pierres,
Et dans leurs larmes de granit, à perpétuité,
Dans les épaisseurs des nuits givrées.
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