|
Je sais qu'un simple écrit ne peut la contenir
Et pas plus expliquer l'essence de son être
A l'absolu pouvoir; ainsi je veux bénir
Dans un élan d'amour cette beauté champêtre.
Dont le tableau pourrait concurrencer Mona,
De ses attraits divins j'enrichis mon ouvrage
Majestueux regard, sourire délicat,
Le charme et la douceur vous en donne l'image.
Chez elle tout est beau, chez elle tout me plait;
Le jour où je la vis se prénomme délice,
A partir de ce jour je n'eus d'autre sujet
Que d'être son objet, devenant mon caprice
Elle devint mon jour, ma nuit et ma raison.
Soutien de mon plaisir, le fait de sa présence
Exerce la faveur d'un merveilleux frisson
Qui brûle à chaque instant, c'est dire l'importance
De ces charmants oiseaux se trouvant dans ses yeux,
C'est devant ces joyaux que ma tendresse infuse.
Son charme est si puissant qu'il puise dans les Cieux,
Sa limpide énergie, alors si j'en abuse
Ni voyez point de mal, c'est tout à son honneur;
Devant un tel trésor je me trouve en extase,
Comment s'habituer d'une telle splendeur;
Elle baigne en mon cœur comme une rose au vase.
Je ne puis sans trembler vous parler de son corps,
La source de ce bien d'un sublime incendie
Au feu de chaque soir me couvre de ses ors,
D'un libertin soleil que sa chair multiplie.
|