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On trouve le bonheur quelquefois la fortune,
Je parle évidemment de celle de l'amour;
Si l'or parfois nous trompe, il ne faut de rancune
Pour vivre de vertu, faut vivre au jour le jour.
Au chapitre du soir je demande à la vie
Ni gloire, ni monnaie, une essence y pourvoit,
Celle d'une présence et si je sanctifie
Amour et quotidien sans secours de la foi
C'est pour dire merci de façon agréable
A celle qui m’octroie un séjour idéal;
D'un geste, d'un clin-œil sa douceur véritable
Sème sur mon présent un bienfait pas banal.
Sans lyre, ni tambour sa tendresse infinie
Me fait vivre au printemps des jours pleins de bonté,
Nous consommons sans cesse une simple harmonie,
La valeur d'être deux comme une volonté.
En comprenant qu'unis, notre flamme est plus grande,
Et nous persuadant que l'autre est un cadeau.
De la fragile chair chaque don est offrande,
Avec elle à mon bras le plus vilain cachot
Se transforme en palais, par sa magnificence,
J'ai trouvé ma raison dans l'or de ses beaux yeux,
Souvent notre bonheur passe par le silence,
Pour vivre chaque instant comme un temps merveilleux.
A l'image du temps je l'aime sans limite,
Avant le grand sommeil je veux me souvenir
De tous ces jours dorés que la tendresse imite
Et ne plus la quitter, un temple lui bâtir.
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