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Il est un feu plus doux que celui d'une flamme
Et bien plus éclairant qu'un limpide abat-jour,
C'est l'amour d'une mère où le tendre s'exclame,
C'est au son de sa voix que le soleil accourt.
Si j'évoque aujourd'hui ton jour anniversaire
C'est que rutilent d'or, plus de quatre-vingt-dix
Printemps, autant d'amour. modeste lapidaire,
Je veux graver pour toi de bleus myosotis
Sur les pans de ton cœur; ces bijoux que tout drôle
Un jour, rêve d'écrire avec des mots mignons,
Qui sachent dire "oh mère, un ange blanc me frôle
Chaque fois que tes yeux, pareils aux papillons
Batifolent vers moi. qu'il me sera facile
En ces pages de faire un éloge assidu,
D'une confession à l'encre indélébile
Qui marque le destin d'un amour absolu.
En guise de bouquet, d'une fine écriture
Accepte ce cadeau, ce délicat pastel,
Miroir de ton portrait, d'une belle envergure;
Égale aux qualité, par le charme duquel
Se répand ma tendresse et le bonheur extrême
D'avoir toujours la joie à l'aube des vieux ans,
De célébrer encore, une maman qui m'aime
Au point d'être aux abois pour ses chanceux enfants.
Quand du sombre Océan s'agite la tempête,
Je remonte le cours sur la barque du temps
Examen excessif, pourquoi suis-je poète?
Pourquoi l'encre des mots dépose son encens?
Une larme à ma plume, une aile à ton sourire,
C'est le sceau entre nous de purs enchantements.
Mais nous savons les deux qu'il faut quitter l'empire,
Au moment de dormir sous les muscaris blancs
Puisque un soir douloureux l'existence décline;
Quand nos liens d'un coup demain seront rompus,
Tu viendras te blottir, sur un lit d'aubépine
Dans le fond de mon cœur et n'en sortira plus.
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