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Dans un nid de verdure où la douceur palpite,
Parcouru seulement par des amants heureux,
A l'ombre d'un vieux bois, qui par son charme invite
A la sainte prière, à l'écrit merveilleux.
Au moment où les fleurs sous la douce vêprée,
Avant la longue nuit, exhalent un cher parfum;
Dans ces confins Comtois, au cœur d'une vallée
Qu'explore le renard, au bord du Cusancin.
C'est la main sur le cœur, que d'une plume aimable
J'épouserai les mots, la langue de Ronsard;
Sur la neige d'un pli, d'une encre vénérable,
Le voilier de mes vers porté par ton regard,
D'un souffle bienveillant, d'une tendresse grande
Célébrera tes yeux, ton sourire et tes reins;
De champêtres propos, d'une sincère offrande,
Qu'embaumeront les Cieux et les charmants ravins;
Enivrer d'infini, d'une verve suprême,
Sage, amoureusement, d'un sensible discours,
D'un chapelet de vers, d'un élégant je t'aime,
Je broderai ton nom sur l'or et le velours.
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