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A peine février desserrera l'étau
De ses serres de givre aux reflets métalliques,
Qu'au pastel de l'orée un écho de ruisseau
Emaillera le vent de notes romantiques.
La terre lentement enfantera les fleurs,
Des souffles purs courront sur l'herbes des collines;
Chaque aube posera ses touches de couleurs,
Demain retentiront les paisibles clarines
Sur les chemins des bois, où nos amour jadis
Accordaient les archets, de leurs tendres amorces.
Renaîtra la douceur des bleus myosotis
Et d'émouvants prénoms, au livre des écorces,
Rappelleront des jours au soleil éclatant.
Jaloux du rossignol, de son galant message
Nous redirons les mots que l'autre cœur attend,
En promettant le ciel dans l'esprit de notre âge.
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