|
Quand nous aurons demain dépensé notre amour;
Que timide pantin l'inappétence exquise
Exposera nos vœux, vers la pente indécise.
Évoquant de jadis l'ardente Pompadour,
De nonchaloirs désirs embellirons ma cour,
Modulant mon argot, d'une âpre gourmandise,
Ma langue effeuillera la poésie acquise.
Avec l'assentiment de cet heureux séjour,
Nous redirons les mots de l'aube romantique;
Vénérant le passé tout comme une relique,
Nous suivrons le sentier celui de nos serments.
En revivant le temps des fausses épousailles,
Nous verrons revenir, la douceur du printemps,
Renaîtrons dans tes yeux tous les ors de Versailles.
|