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C'est en t'apercevant pour la première fois
Que j'ai compris vraiment le sens du coup de foudre;
Devant tant de beauté je demeurais sans voix,
Ton sourire discret était comme la poudre,
Et depuis tes beaux yeux parlent toujours autant
Au tympan de mon cœur. tout en grâce et caresse
Je sens bruire l'amour, quand ta lèvre m'apprend
Les douceurs de la rose et toute sa faiblesse;
Lorsque je tiens ton corps brûlant entre mes bras,
Que palpite ta chair, suave, inassouvie,
Je me sens éternel au soleil de tes draps,
Troublé par ta chaleur je rayonne à l'envie.
Combien je plains celui, celle qui ne connaît,
Ni la fièvre d'aimer, ni la soif romantique,
Ce frisson merveilleux, véritable muguet,
Ce appétit de plaire au délice cosmique.
Je n'ai besoin de rien quand je suis près de toi,
Sinon sentir l'amour de ta sainte présence,
Pas la moindre lubie à part d'être ton roi,
Au point que mon désir à ton corps se fiance.
En pénétrant ce feu, flamme de volupté,
L'infini qui nous soude et ce grand lit de braise;
Et ma tendresse éclot de ta fragilité,
Il n'est pas un appât chez toi qui ne me plaise.
Tout mon être éperdu n'est fait que pour t'aimer
Jusqu'à mon dernier soir que mon âme soit bonne
Je promets à tes jours l'aube et l'éternité,
A ton cœur tout l'amour, à ton front la couronne
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