|
Toute seule, je me suis pourrie, J’ai laissé la vengeance me nourrir, Comme un vieux poison qui s’infiltre, Qui s’installe, qui s’accroche, Et qui finit par se brûler vif
Ca m'a rongé des semaines entières , à coup de larmes et de prières
Il est tombé, l’averse des mots, Une pluie lourde, une pluie sale, Il a trop plu sur mes maux,
Au point que même le ciel Savait plus quoi faire de moi
Il y en avait trop, c’est certain, Et lui, avec son air hautain… J’aurais pas dû insister, Ça sert à rien de persister Quand l’autre a claqué la porte pour toujours
Un simple coup de lame Sur une page maudite, Et voilà qu’on me juge, Qu’on me condamne, Sans même lire entre les lignes.
C’est par la haine, Par la maladie qui ronge, Par les cauchemars qui hantent, Qu’on finit par croire Qu’on peut souiller le loup, Qu’on peut martyriser l’ombre, Parce que c’est un beau satyre, Parce qu’il sait trop bien jouer.
Et pourtant....on le savait...
C’est une belle averse, Le mal qui se déverse, Une vie qui se renverse
Sur cette toile déchirée, On sait bien où ça finirait :
Une fin fatale, Une issue qu’on devine, Ce qu’on savait, Ce qu’on devait
Apprendre à accepter.
Une avalanche de larmes . Quand on se ment, Quand on tourne en rond Dans la spirale des tourments, Qu’est-ce qu’on a appris Qu’est-ce qu’on a pris À part des coups dans sa vie
Je me venge à l’envie, J’ai envie d’aller souiller la louve, D’aller cracher sur sa paillasse, De brûler ce qui me brûle. Mais je me résigne, tant pis je signe a tout jamais
|