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SOUS LES SEMELLES DE l'iNFINI
Ce soir j’ai les rêves qui brillent, mais les pieds qui traînent, Des envies d’étoiles pleines la tête, mais le cœur en peine.
Y a ce caillou qu'on cache ou qu'on essaie d'enlever , cette colère qui nous vient quand tout s'éteint
On veut fouler le ciel, toucher l’infini, Mais on oublie que la douleur habite et les souvenirs restent.
Avec les uns on a été trop lâche avec les autres on se fâche et sur le cv ça fait tâche
Marcher sur les étoiles, c’est beau dans les discours, Mais faut d’abord nettoyer les semelles des échecs, des galères
Moi, j’ai croisé trop de gens qui marchaient bancal, Écrasés par des silences, par des petits morceaux de mal.
Des cailloux dans les chaussures, des secrets dans les poches, Et pourtant, ils avancent, même si nos pas clochent
Alors j’ai compris qu’avant de viser les constellations, Faut faire la paix avec ses propres fondations.
Faut enlever le caillou, même si ça fait mal, Car la route vers les étoiles commence en bas, dans le normal
Y a des vies qui veulent voler, mais dont les ailes sont en papier, Des espoirs pliés sous des plumes de regrets oubliés. On veut gravir les étoiles, comme on monte une scène, Mais chaque souvenir pèse, comme des mots qui restent gravés .
Y a des coeurs brisés qui veulent en finir et d'autres qui n'y croyaient plus et un jour s'en vont ailleurs
J’ai vu des âmes comme des phares éteints, Cherchant leur lumière dans des tempêtes sans fin.
Des cœurs comme des fils invisibles, Perdus dans le temps, bloqués sur leurs rêves et jouant.
Marcher sur les étoiles, c’est pas juste lever la tête, C’est oser se dire qu'il faut se défendre . C’est déterrer les cailloux plantés par nos erreurs, Et crier justice là où les lois font surface .
Y a des regards comme des fenêtres sans vitres, Où le vent de la vérité souffle trop vite. Des mots comme des tableaux remplis de chiffres, Et des silences trop lourds, et attendre.
Mais si on prend le temps de retirer le petit caillou, De marcher les pieds nus sur ses blessures qu'on ne peut soigner, Alors peut-être qu’un jour, sans regret, sans limites on pourra danser autour des étoiles.
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