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Les clichés
(slam – version retravaillée)
C’est en regardant les autres qu’on finit par croire qu’on vaut rien, qu’on pèse pas lourd dans la balance, les mots, les silences
pendant qu’eux s’affichent en vacances le coeur joyeux
C’est ça, le cliché.
Des vies parfaites en papier glacé. et toi t'as rien ou pas grand chose
Elle, la mine radieuse, toujours belle, toujours heureuse, elle aimait les concerts, les fleurs, les balades, la mer
Elle posait comme si la vie était un vieux pick-up qui grésille et qui crache des chansons à la con mais qui font croire qu'on est si bien dans ce monde
Les clichés d’hier, les clichés d’avant, ceux qu’on admire, adulés, sans jamais lire entre les lignes, sans voir ce qui est écrit en tout petit
C’est une romance, une belle histoire, mais toi t’es pas dans le décor, t’es même pas dans le brouillon, t’es juste l’ombre qui regarde les photos des autres en se disant que la vie a oublié ton nom.
Presque insipide, presque stupide, à regarder ces clichés qui tournent et se retournent
jusqu’à ce que tout se ferme.
C’est la valse à plein temps, qui s’arrête de temps en temps pour te rappeler que toi, tu perds ton temps dans cette danse de tourments.
Les écrits restent, le cœur demeure, mais les souvenirs, eux,
Parce que c’est pas pour toi, parce que t’existes pas dans le grand livre de la chance
Les pages sont tournées, la roue avance, le temps passe, et toi tu t’effaces.
Tu t’effaces… mais tu continues d’écrire, et ça, c’est tout sauf un cliché.
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