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Au livre répertoire une image demeure
Éblouissante et douce, elle prolonge l'heure
Qui ne veut pas mourir, un village au soleil
Que le Doubs accompagne et ce bijou vermeil
C'est l'émouvant miroir d'une beauté profonde
Le Paradis tabou d'une enfance féconde;
Les vacances, l'été rutilent tendrement,
Dans l'essaim d'un bonheur au charme conquérant.
De touchants souvenirs élargissent leurs ailes;
Ces fameux agréments se sont mes hirondelles
Et ces éthers divins angélisent mon front,
Ils clignent dans la nuit, jamais ne s'éteindront;
Leur source s'élargit sous de vertes ramures,
Une fraîche saveur, de savoureux murmures.
Juillet de tous ses feux illumine les eaux
Et cet or lapidé fait naître des joyaux.
Que j'aimerais m'asseoir sous l'insondable abside
Des aulnes généreux, revoir l'aube limpide;
Retrouver Blussangeaux dans son nid de moisson,
Ce ciel évanescent aux couleurs du pigeon.
Il n'est pas par le monde une même province,
Un semblable royaume où l'enfant est un prince.
Cet ange d'ici-bas, dont je porte le deuil
Me permet aujourd'hui de vivre avec orgueil.
Ce coin mélancolique avec mon âme, joue;
Au vieux moulin des ans vire à rebours sa roue,
Ce temps faisait ma joie et la douceur des soirs,
L'école était si loin de même les devoirs.
Que j'aimerais revoir ce passé vénérable,
Ma mère en sa jeunesse, élégante, admirable.
Il me reste l'écrit pour coudre dans mon cœur
De plus beau, de sacré, ce qu'il fut de meilleur.
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