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Quand passe à pas de loup l'intarissable ennui,
Que l'ombre traîne au bois sa maudite aquarelle,
Ceint de longs sanglots d'or qu'un rossignol ourdi,
Je reviendrai te voir comme une aube nouvelle,
Pour que sache chacun combien je t'ai cherché
Dans la torpeur des ans tristement romantique
Où le linceul des soirs, compagnon d'un passé
Qui cache ses bijoux dans la soie angélique
De flatteurs souvenirs, lilas d'un autrefois
Qui ne veut pas vieillir. rêvant de ta venue
Pénétré de douceur, la tendresse aux abois
Je voudrais qu'un désir d'une force absolue
Aiguise mon amour et souille mon esprit,
D'une neige de fleurs; qu'au parvis d'une lettre
Que je t'adresserais, se pâme un bel écrit
Qui puisse dire au temps combien il me fut traître.
Que d'un combat mon sang, puise au feu du soleil
L’indéfectible jour d'une aube majuscule
Qu'un intime souhait enchante ton sommeil
Et que jouxtant mon nom signe une libellule
Où l'humble rouge-gorge amoureux du rêveur;
Ce vénérable oiseau te chanterait des choses
En m'inspirant de lui je viderais mon cœur
Pour sourdre à ton repos un grand bouquet de roses.
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